Les Journées du Livre Chrétien
Les Journées du Livre Chrétien

Association des "Journées du Livre Chrétien"

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Actualité

Prochaines Journées :

18, 19 et 20 Novembre 2016

à Tours (Indre et Loire)

Thème : L'habit c'est l'homme

Suggestions de lecture

 

 

Voici quelques suggestions de livres choisis par l'association, à l'intention des lecteurs en recherche d'idées, des groupes de lecture du diocèse ou d'ailleurs...

 

Propositions de Janvier 2016

le roi, l’âne et l’arpenteur  - Jacques CAZEAUX

Israël s'est fait la pire des Nations, crie la Bible. Iconoclaste, jalouse pour l'homme, elle en appelle à l'Un, Celui qui seul Est. Le destin d'Israël était flamboyant. Il consistait dans la liberté et la fraternité. Mais en prenant chez les Nations le modèle de la royauté, Israël a fait l'expérience du Mal, de l'aliénation, de la volonté de puissance. Aussi les visionnaires des Ecritures s'établissent-ils au carrefour de la religion et de la politique pour dénoncer le crime royal. Toute la Bible oppose ainsi deux régimes. D'un côté, le joug de la monarchie, la tyrannie de la Couronne, le cortège fou de pactes, de guerres, d'assassinats qui détourne l'Image de Dieu en chacun au profit du mirage du roi et de son or. De l'autre côté, l'utopie de la fédération, le Cadastre des Douze Tribus qui doit sauver l'indépendance de chacun en sa ferme. Ce conflit entre la Couronne et le Cadastre culmine dans l'Evangile. Politique d'emblée, le prologue de Matthieu met face à face Joseph, un fils de David qui abdique, et Hérode, un roi de Jérusalem qui massacre son peuple. Pilate jouera la Galilée des Nations contre Jérusalem, fera de Jésus de Nazareth le roi des Judéens. Il reviendra alors à l'Apocalypse de recouvrir Jérusalem d'un or qui outrepasse l'or des princes.

Editions du Cerf, 2015

Sagesse biblique, sagesse politique - Paul VALADIER

La pensée politique s'est beaucoup inspirée en Occident de l'Antiquité grecque et romaine ; elle a souvent négligé l'apport biblique (Jérusalem). Or il y a grand intérêt à s'inspirer aussi d'une sagesse millénaire, fruit des expériences des Hébreux, tout autant que de l'enseignement évangélique. En particulier, et pour le dire grossièrement, la sagesse biblique met en garde à l'égard des attentes excessives envers les pouvoirs ; elle souligne avec force que tout pouvoir est reçu (Salomon), ce qui met à mal les thèses identifiant religion et hétéronomie. Elle le dépossède de lui-même, en lui fixant des missions précises et limitées dans leur ordre. Ce qui fournit aux démocraties modernes des références fécondes à la fois pour éviter les débordements, pour assumer leurs tâches spécifiques, pour ne pas désespérer d'une histoire jamais abandonnée à elle-même (idée de Providence contre philosophie de l'histoire, ou espérance contre nihilisme). Le livre a finalement l'ambition de redonner force à des sources de pensée que la philosophie a feint de repousser alors qu'elle s'en inspire plus qu'elle ne le dit (idée du contrat liée à celle, biblique, de l'Alliance, idée de Souveraineté directement empruntée à la théologie, comme Jean Bodin, et bien d'autres).

Salvator 2015

Dieu,le diable et les idoles - Andre Wenin

Comment distinguer l'oeuvre de Dieu et la part du diable ? Buisson-ardent, voix, souffle parfois aux confins du silence : dans sa révélation, Dieu demeure insaisissable. Pour tenter de le connaître, de le rencontrer, l'homme doit se frayer un chemin. Quitte à confondre Celui qui est avec ce qu'il n'est pas, voire avec le diable. Dans la Bible, l'adversaire travestit la vérité pour mieux conduire qui il égare à sa perte. Le démasquer revient alors à dévoiler le mensonge. Ce qui revient à rechercher la voie droite. Est-ce à dire que connaître les contours de la vérité divine résiderait d'abord dans la connaissance de son contraire ? Ce contraire est l'idole, ce faux-semblant dans lequel l'homme s'enferme quand il se fait un dieu à l'image de ses désirs et de ses peurs. Croyant trouver le divin, il ne fait que s'aliéner, en devenant l'otage de ce qui l'habite et le hante de trop humain. Or, au commencement, l'image inaugurale n'est autre que le diable, figuré par le serpent du jardin d'Eden. En rendant manifeste ce que l'histoire du salut et l'odyssée de la conscience ont d'intriqué, André Wénin donne ici une leçon non seulement d'exégèse, mais encore de spiritualité.

Editions du Cerf (4 septembre 2015)

L'evangile c'est pour aujourd'hui - Monique Baujard

La consultation par le Vatican lancée auprès de l'ensemble des catholiques dans le monde a soulevé beaucoup de réponses qui ont pointé un décalage entre l'enseignement de l'Eglise et les choix des couples. La question des divorcés-remariés revient souvent, et beaucoup de souffrances et d'incompréhensions se sont exprimées. Les interrogations sur la morale sexuelle, sur la diversité des modèles familiaux demandent sans doute une reconsidération profonde de la place des familles dans la vie de l'Eglise. Ce livre exceptionnel fait se rencontrer et discuter deux femmes, catholiques engagées, mariées, mères de famille, et spécialistes de ces questions familiales et sociétales. L'une, Monique Baujard, est au coeur de l'Eglise de France et des questions familiales, l'autre, Dominique Quinio, est une grande journaliste, longtemps directrice du journal La Croix, spécialiste des questions de société. Elles discutent très librement des enjeux du synode et surtout de l'ensemble des questions soulevées par les catholiques eux-mêmes : mariage, contraception, divorces, mais aussi éducation des enfants, place de la famille dans la vie sociale et ecclésiale...

Bayard Culture (24 septembre 2015)

Oser la Chair - Jean Pierre Brice Olivier

Ce qui constitue notre humanité n est jamais un obstacle à la vie spirituelle mais est, au contraire, à son service, toujours, même ce qui nous apparaît le plus sombre. C est ce que nous apprennent les psaumes et l Évangile. Nous incarner dans notre propre chair, toute notre chair est le plus difficile et le plus exigeant. L humain, qui semble nous limiter, nous contraindre, nous retenir, n est jamais en opposition à notre quête de Dieu. Demeurer dans notre chair, habiter la terre, le temps, la cité, le royaume, voilà notre seul chemin de sainteté. L Incarnation de Dieu est le signe le plus puissant de sa miséricorde. Laisser Dieu être Dieu. La miséricorde n est pas liée au péché qui concerne le faire et pour lequel il y a le pardon, mais elle regarde l être, la personne entière. Il s agit du don surabondant de vie, du désir de Dieu, de son espérance dans l homme.

Editions du Cerf (15 septembre 2015)

Jésus expliqué à tous - Joseph doré

Ni apologétique ni polémique, mais témoignant d'une sympathie pour le «héros» de l'histoire que fut Jésus de Nazareth, ce livre en offre une présentation éclairante. Vulgarisant avec talent les travaux récents des historiens et des théologiens, il répond aux questions déterminantes concernant cette figure au coeur du christianisme, y compris celles qui provoquent critique, dérision ou incompréhension. Que sait-on de Jésus et de son existence ? Quelles sont les sources de ce savoir ? Qui était-il : maître de sagesse, prophète, Dieu, demi-Dieu ? Que recouvre l'idée de miracles ? En quel sens comprendre l'amour du prochain qu'il prônait ? Pourquoi cette foi incroyable en sa résurrection ?

Un petit livre passionnant qui, du Jésus de l'histoire à la singularité de son message, permet de comprendre la postérité de celui qu'on appela «Christ» et son rôle dans la naissance du christianisme.

Seuil (7 mai 2015)

Culpabilité, paralysie du coeur - Lytta Basset

Pourquoi croit-on que « c’est de notre faute » ? Pourquoi se sent-on si souvent coupable de telle pensée ou émotion, de tomber malade, de ne rien faire ou même d’aller bien ? Pour s’expliquer un malheur ou un échec, voire pour l’accepter, nous nous disons que c’est parce que nous avons fait quelque chose de mal. « Si j’avais agi autrement, cela ne se serait pas passé. » Le mécanisme est tel que la toute-puissante culpabilité arrive à prendre la place du Dieu Unique. Pour l’auteure, c’est un dysfonctionnement qui menace à tout moment de s’interposer entre l’humain et le « Tout-Autre ». Mieux : ce n’est pas du côté de Dieu qu’il faut chercher l’accusation. Ainsi, dans l’évangile de Luc, Jésus guérit le paralysé en lui disant qu’il est libre de toute faute, comme si c’était la culpabilité qui le paralysait. A la suite de cette partie narrative, Lytta Basset analyse aussi bien le discours sur la culpabilité chez Freud, Dolto ou Miller que celui de certains philosophes (Ricoeur, Nabert) pour finalement discuter les grandes orientations de la pensée protestante sur ce sujet : il y aurait moyen d’évangéliser le sentiment de culpabilité.

Editions Labor et Fides - 2014